et si tout était facile ? si ce qui inexorablement doit s'accomplir, simplement apparaissait et qu'on le suivait
tout part de nous—de cette lueur ou de ce jaillissement, de cet instinct à se projeter soi, de cette tendance à s'illimiter soi, sans vraiment 'se considérer' clairement
face à la vague : surfer ou plonger ; c'est rapide, direct, immédiat ; cela se fait là : qui se pose des questions ? pas moi
peut-être la mer est-elle trop plate ? moins inspirée qu'en d'autres endroits ?
ou peut-être bien que je suis une montagne, émergée du sol et érigée jusqu'au sommet, dans l'espace ; statique et phénoménale
là haut, il n'y a que le vent ; ses fins cheveux balayés aux cimes forment juste le peigne des nuages
une perpétuelle méditation, mais pas sans respiration... c'est pourquoi j'en reviens aux vagues, et à leur remuement
pour, en nous, simuler le geste de la Création et pour, en elles, signifier la présence de la Vie
'sortir' ? cela se fait tous les jours ; cela se construit aussi : on se conforme à sa propre constitution et on s'emmène ; bravement, on s'entraîne
trouver des relais—des amours, des sororités,... ; des jalons, des repères... pour en de nouveaux lieux nous harmoniser et nous créer, à notre échelle, petitement, au coeur du géant