le moment du repos, c'est quand on revient à la source et, qu'à l'extérieur de la roche, elle est presqu'éteinte
un filet d'eau cristalline, et c'est tout... un bruissement régulier—presque comme celui d'un robinet
nos états familiers sont dépressurisés ; le débit, certes inextinguible, est atrophié, comme limité par plus profond
les dynamiques a minima se maintiennent pour un régime de survie, une subsistance de fortune
encore une fois, on tente une aventure, en espérant le retour de la Force par les pas à même le chemin
on avance dans l'effort sans crispation ; on se faufile dans les lianes, autour de nous en suspension
aucune étrangeté—que du sommeil repoussé
Amazônia—une bulle immersive pour moi, un lien viscéral avec la Nature que je ne connais pas, et que je sens pourtant si fort
Amazônia—une démarche animale en moi, un réveil du fond qui s'ancre à la sève jusqu'à la cime des arbres de la forêt primaire
ils sont là... les oiseaux et les hommes ; les serpents et les esprits ; les papillons et les tamarins... tous glorifient notre présent vivant et notre mort imminente