un écran blanc, des lettres noires et un film qui méthodiquement se développe ; y a-t-il encore de la bobine ?
ma virginité n'en viendra pas à bout ; c'est un puits sans fond
ma transparence n'en suspendra pas l'impression ; c'est un mythe vain
on ne parvient jamais à rien ; l'horizon de notre sphère terrestre... toujours plus loin... pour revenir au point d'antan : une naissance ou un enterrement
les cycles s'adaptent ; les systèmes "se sèment" : ils s'engendrent, autant qu'ils se rejettent eux-mêmes
c'est l'évolution
mon enfant, mon rejeton, attend que ma mort me domine
quelque chose respire dans tout cela : s'ouvre et se ferme ; ce qui vit emprunte les atomes du passé pour actualiser ceux du présent
les dynamiques se rechargent, ne faisant apparaître les phénomènes que dans l'explosif, le furtif et le disruptif
on ne retient rien ; tout file bien loin ; nous ne nous voyons pas 'nous écouler', mais pourtant, en nous, tout s'infiltre et se ré-identifie à l'identique, reconstituant notre réseau à la mesure de notre âge et de notre santé