à partir du moment où l'on ne vous abat pas, vous continuez... à errer, à bercer, à hurler, à créer
à partir du moment où l'on ne vous embrasse pas, vous poursuivez votre longue distraction, votre lente improvisation
... d'une main, sans que personne n'en sache rien
j'ai besoin
je vous veux du bien, même si j'écris du mal ; je vous veux présents, même si je mesure votre désir d'une simple compréhension
je soupèse les attentes et divague entre les idées : c'est la vie de la psyché, par défaut... quand physiologiquement connectée aux entrailles
j'entrelace les démons et me rattrape en Agapé—tout doucement neutralisée
mes forces soudain s'interrogent : je comprends ! ce qui à l'époque l'avait rendu si résistant et muet : il nous voyait partir toutes les deux du 'même côté'—comme une seule et même trahison non-coordonnée
aujourd'hui, le climat est autre ; aujourd'hui, j'assume assez tranquillement mes deux liens : j'ouvre l'espace pour que tout le monde y tienne et y revienne
je ne décide rien—surtout pas ; entre mes mondes, tous inexistants, je n'ai que moi à récupérer en méditation
les sages vous diront qu'ils ne lévitent pas, mais moi, je le fais... sans échapper, ni trouver quiconque en personne